Date de diffusion : 13/11/2010 | 2184 lectures
Ils ont plus de 70 ans pour les uns, de 80 pour les autres : à Biarritz, l’âge ne compte plus quand il s’agit de plonger dans les eaux froides de l’hiver... en surf ou en baignade.
Dans le nord Cotentin, deux frères relancent une technique de pêche ancestrale : la corde de Cherbourg… pour éviter la crise économique.
Au sommaire du magazine cette semaine
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Bain de jouvence à 1'05"
Un film de Clément Gargoullaud
Biarritz, Plage du Port-Vieux. En ce matin d’hiver, l’océan est à 12 degrés et le soleil réchauffe timidement l’air. Sur la plage, une bande de papis et de mamies rigolards se déshabille puis se jette dans l’océan sous le regard étonné des passants. Cette baignade n’a pourtant rien d’extraordinaire pour Betty, 80 ans et pour ses amis. Il s’agit juste d’une tradition et d’un art de vivre, parole d’adepte. Qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige, ces adhérents du club des Ours Blancs de Biarritz se baignent tous les jours dans l’océan.
Plus loin sur la plage des Basques, Paul, 72 ans, rejoint sa bande de copains surfeurs pour une virée dans les vagues. Adeptes du bain de mer, eux ont choisi de se dégourdir les rhumatismes sur des planches de surf.
Ces différentes rencontres avec des jeunes papis et mamies, offre une image d’un 3ème âge qui peut durer longtemps. Et qui surtout peut être aussi actif que joyeux. -
Frères de cordée à 13'50"
Un sujet d'Ariel Nathan
Dans le nord Cotentin, pour traquer le bar, le congre et le petit requin, Eric et Guy ont décidé de remettre au goût du jour une technique traditionnelle : la pêche à la corde, qui consiste à poser des lignes d’hameçons au fond pendant une marée sur une distance qui peut atteindre une dizaine de kilomètres. Pour les deux frères, c’est une solution pour tenter de conjurer la crise qui frappe de plein fouet les navires de moins de 12 mètres…
En mai 2008, au moment de la crise du gasoil, ils étaient à la pointe du mouvement des pêcheurs côtiers qui bloquaient le port de Cherbourg. Un an et demi plus tard, ils dressent le tableau d’un métier menacé de disparition. Diminution de la ressource, baisse des cours en criée, difficultés à recruter des équipages, etc.
Même s’ils sont partisans d’une pêche propre qui n’abime pas le poisson, les pêcheurs à la corde ne sont pas sortis de la crise. Si les choses ne s'arrangent pas, les "cordes de Cherbourg" pourraient bien encore bloquer les ferries du Cotentin.
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L'art et la mer : Georges Soulas à 22'30"
A Bouin, en Vendée, Georges Soulas s’est imposé comme un peintre glycérophtalique. A la retraite, ce serrurier a troqué la pince monseigneur pour un pinceau. Qualifié de peinture naïve, les proportions sont bancales, les perspectives hasardeuses, mais au final, ces tableaux colorés apportent l’air frais du port de Bouin et de sa montagne Sainte-Catherine.



































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