Date de diffusion : 19/06/2010 | 2435 lectures
Le 18 juin 1940… 124 pêcheurs de Sein partaient rejoindre le général De Gaulle à Londres.
70 ans plus tard, Littoral revient sur cette petite île qui de tout temps s’est façonnée à l’aune du courage de ces hommes qui partent en mer et… de ces femmes qui portent le deuil.
Au sommaire du magazine cette semaine
-
Les Senans, résistants de la première heure à 01'42"
Un film d'Aline Mortamet
Parmi les premiers compagnons de la résistance, à Londres, un homme sur quatre était donc originaire de Sein. Un exploit remarqué par le général De Gaulle qui déclara que: « l’île de Sein était donc un quart de la France ».
Jusqu'alors, la bravoure des Sénans n’appartenait qu’aux récits maritimes de la chaussée de Sein, la chaussée aux 2000 naufrages, là où les sauveteurs étaient surnommés les Saint-Bernard de la mer… tant les récifs alentours avaient coulé des navires et tué des hommes.
En 1940, héroïsme et résistance se retrouvent enfin pour écrire ensemble la mémoire collective de notre pays.
-
François Spinec, coeur de ligneur à 04'55"
Depuis cinquante ans, François Spinec pêche à Sein, l’île qui l’a vu naître. Enfant, il savait déjà que la pêche occuperait sa vie, comme celle de son père et de ses oncles.
Mais François est l’un des rares de sa génération à ne pas avoir répondu aux sirènes appelant à quitter l’île pour la marine marchande, ou les pêches lointaines de par le monde. Coûte que coûte, il a décidé de rester à Sein et pêche aujourd’hui le bar à la ligne.
Il est l’un des derniers des mohicans. Aujourd’hui, il reste deux pêcheurs sur l’île, contre 200 il y a 25 ans. Le choix d’une vie un peu rude certes, mais en harmonie avec ses convictions.
-
Sein, joyaux naturel à 09'38"
La chaussée de Sein, paradis pour les dauphins et l’enfer pour les marins.
Située à l'entrée de la Manche et passage obligé des routes maritimes, l'île de Sein fut réputée tour à tour pour ses naufrageurs et ses sauveteurs. Mais Sein est aussi considérée comme l'un des joyaux naturels les plus riches de France en biodiversité, et appartient au premier parc naturel marin de France.
Aujourd'hui, l'île affronte toujours les embruns fougueux et les tempêtes du large. Mais elle fait face.
-
Le retour à Sein à 17'31"
Pourquoi – après des décennies de déclin et de désertion – des natifs de l’île y reviennent-ils aujourd’hui, relativement en nombre ? Quel attachement viscéral à « leur bout de caillou » guide-t-il le choix têtu d’une vie âpre et isolée?
« Là où t’es né, tu dois mourir »… Tous ceux qui reviennent nous racontent avec émotion leur attachement à cette île, et leur inéluctable besoin de retour. Alors même - cruel paradoxe ! - que les prédictions les plus pessimistes n’écartent pas à terme le risque de la submersion de l’île, en raison de la montée des eaux…



































Poster un nouveau commentaire