Date de diffusion : 25/09/2010 | 2605 lectures
On achève bien les bateaux de Thierry Le Vacon, où l’histoire de ces chalutiers à qui la vie est brusquement retirée, plan de sortie de flotte oblige.
Aux Sables d’Olonne, un jeune marin-pêcheur en a fait les frais à plusieurs reprises alors qu’il faisait partie des plus novateurs de la profession. Avec son père, et son jeune frère tout juste sorti de l’école, voici le récit d’une famille prise dans toute l’absurdité des politiques publiques.
Au sommaire du magazine cette semaine
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On achève bien les bateaux à 5'45"
Un documentaire de Thierry Le Vacon.
L’Océan des tempêtes : c’était le nom d’un chalutier immatriculé aux Sables d’Olonne, qui pêchait la sardine l’hiver et le thon l’été, jusqu’au jour où il a été condamné à la casse. Une triste matinée de l’hiver 2010, où le thonier fut anéanti, broyé par les mâchoires des pelleteuses, réduit en quelques heures à un sinistre tas de ferrailles.
Jusqu’à sa toute récente sortie de flotte, Nicolas Pénisson était le patron de l’Océan des tempêtes. Un jeune marin pêcheur, âgé d’une petite trentaine d’années, passionné par son métier, et descendant d’une lignée de marins noirmoutrins depuis au moins cinq générations.
Alors, plutôt que de baisser les bras, Nicolas se reconvertit avec une nouvelle technique de pêche, la senne tournante, et un nouveau chalutier, l’Océan des tempêtes.
Mais, le sort s’acharne contre le jeune patron de l’Océan des tempêtes. Pour d’obscures raisons administratives, il n’a jamais touché l’aide à la modernisation qu’on lui avait promise. Alors les banques lui coupent les vivres, le bateau finit par rester à quai faute de carburant… et c’est le plan de sortie de flotte. L’Océan des tempêtes avait à peine six ans. Mais dans la famille Pénisson, on n’a jamais plié devant l’infortune.





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